IZARD Marie
PHD | INRAE
INARI | Géographie

Une pluralité de groupes d’agriculteurs compose les territoires ruraux, avec des valeurs, des imaginaires, des pratiques et des formes d’organisation singulières (Pachoud et Koop, 2024). Des tensions plus ou moins fortes se dressent entre les différents groupes, structurant des alliances et des confrontations au sein des territoires (Gasselin et al., 2021 ; Ollivier et al., 2024).
Face à la complexité et à l’incertitude croissantes des changements écologiques et politiques, raviver la dimension démocratique des transitions agroécologiques apparait cruciale pour construire ensemble des trajectoires agri-alimentaires territoriales justes et écologiques (Hazard, 2020 ; Lamine et al., 2023). Située dans la continuité des travaux portant sur l’intermédiation territoriale (Nadou et Talandier, 2020), cette thèse s’intéresse aux espaces démocratiques, qualifiés de dispositifs d’intermédiation territoriale, où peuvent s’exprimer la pluralité de manières de voir, de faire et de savoir des agriculteurs et agricultrices d’un territoire pour mettre en oeuvre des actions collectives. Dans cette thèse, nous nous intéressons plus particulièrement à des dispositifs de partage de foncier entre agriculteurs et agricultrices d’un territoire. Nous nous interrogerons sur la capacité de tels dispositifs de partage de foncier à transformer de manière soutenable l’agriculture d’un territoire, et de leur fondement démocratique soit les conditions d’émergence de collectifs d’agriculteurs et agricultrices et les trajets d’apprentissage pour la transition agroécologique.